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Al-Fuḍayl ibn ʿIyāḍ

Savant
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Biographie

Al-Fuḍayl ibn ʿIyāḍ (v. 107-187 H / 725-803), brigand repenti du Khorassan, devenu l’un des plus grands ascètes de l’islam. Installé à La Mecque, il fut appelé « l’adorateur des deux sanctuaires » et ses paroles sur la sincérité restent célèbres.

Al-Fuḍayl ibn ʿIyāḍ

« L’adorateur des deux sanctuaires »

Abū ʿAlī al-Fuḍayl ibn ʿIyāḍ at-Tamīmī, né à Samarcande ou à Abīward, au Khorassan, mourut à La Mecque en muḥarram 187 H (803). Adh-Dhahabī le présente dans Siyar aʿlām an-nubalāʾ comme « le shaykh al-islām, le modèle ».

Le brigand repenti

Dans sa jeunesse, il détroussait les voyageurs. Une nuit, alors qu’il escaladait un mur pour rejoindre une jeune femme, il entendit quelqu’un réciter : « Le moment n’est-il pas venu pour ceux qui ont cru que leurs cœurs s’humilient à l’évocation de Dieu ? » (57:16). Il répondit : « Si, Seigneur, le moment est venu ! » Il redescendit, passa la nuit dans une ruine où des voyageurs disaient qu’ils attendaient le jour par crainte de Fuḍayl. Il se repentit et partit chercher la science. Adh-Dhahabī rapporte le récit en précisant que sa chaîne n’est pas très solide.

Le savant et l’ascète

Il apprit le hadith de Manṣūr ibn al-Muʿtamir, d’al-Aʿmash et d’autres, et ash-Shāfiʿī, Ibn al-Mubārak et Ibn ʿUyayna apprirent de lui. Ibn al-Mubārak disait : « Il ne reste sur terre personne de meilleur que lui. » Il devint la référence des ascètes de La Mecque.

Quelques paroles

  • « Délaisser une action à cause des gens, c’est de l’ostentation ; agir pour les gens, c’est de l’associationnisme. La sincérité, c’est que Dieu te préserve des deux. »
  • Sur le verset « pour éprouver lequel d’entre vous est le meilleur en œuvres » (67:2) : « Le meilleur, c’est le plus sincère et le plus juste. Sincère : fait pour Dieu ; juste : selon la Sunna. »
  • « Si j’avais une invocation exaucée, je la ferais pour le dirigeant, car son bien est le bien de tous. »

Sa patience

Son fils ʿAlī, lui-même très pieux, mourut, dit-on, bouleversé par la récitation d’un verset. Le jour de son enterrement, on vit al-Fuḍayl sourire ; il expliqua : « Dieu a voulu une chose, et j’ai voulu ce qu’Il a voulu. »

Source principale : adh-Dhahabī, Siyar aʿlām an-nubalāʾ, éd. ar-Risāla, t. 8, n° 116.

Oeuvres notables

Aucun livre. Ses paroles sont rapportées par Abū Nuʿaym (Ḥilyat al-awliyāʾ) et par ses élèves.