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Al-Layth ibn Saʿd

Savant
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Biographie

Al-Layth ibn Saʿd (94-175 H / 713-791), imam d’Égypte, contemporain de Mālik, célèbre pour sa science et sa générosité. Ash-Shāfiʿī disait qu’il était plus savant que Mālik, mais que ses élèves n’avaient pas préservé son école.

Al-Layth ibn Saʿd

L’imam d’Égypte

Abū l-Ḥārith al-Layth ibn Saʿd al-Fahmī naquit à Qarqashanda, en Basse-Égypte, en 94 H et mourut à Fusṭāṭ en shaʿbān 175 H (791). Adh-Dhahabī le présente dans Siyar aʿlām an-nubalāʾ comme « l’imam, le ḥāfiẓ, le shaykh al-islām, le savant de la terre d’Égypte ».

Le savant

Il apprit d’ʿAṭāʾ, d’az-Zuhrī, de Nāfiʿ, d’Ibn Abī Mulayka et de Yaḥyā ibn Saʿīd al-Anṣārī, lors de pèlerinages et de voyages. Ash-Shāfiʿī disait : « Al-Layth était plus juriste que Mālik, mais ses élèves ne l’ont pas mis en valeur. » Ibn Bukayr disait : « Al-Layth est plus juriste que Mālik, mais la faveur fut pour Mālik. » Son école, suivie en Égypte, s’éteignit après lui faute de disciples pour la transmettre.

La lettre à Mālik

Ses échanges avec Mālik restent un modèle de désaccord respectueux. Dans une longue lettre, conservée par les historiens, il discute avec courtoisie l’argument de la « pratique des gens de Médine » : il rappelle que les compagnons se sont dispersés dans les provinces avec leur science, et que la pratique d’autres villes peut aussi reposer sur la Sunna. Les spécialistes d’uṣūl de toutes les écoles citent cette lettre.

La générosité

Son revenu annuel dépassait vingt mille dinars, et on dit qu’il n’eut jamais à payer la zakāt, car il distribuait tout avant la fin de l’année. Quand Mālik lui demanda un peu de safran, il lui en envoya de quoi charger un chameau. Quand une femme lui demanda un peu de miel pour un malade, il lui donna une outre entière : « Elle a demandé selon son besoin, et nous lui avons donné selon notre bienfait. »

Respecté du pouvoir

Le calife al-Manṣūr lui proposa le gouvernement de l’Égypte ; il refusa. Les gouverneurs d’Égypte le consultaient et redoutaient ses critiques.

Source principale : adh-Dhahabī, Siyar aʿlām an-nubalāʾ, éd. ar-Risāla, t. 8, n° 12.

Oeuvres notables

Ses livres sont perdus ; sa lettre à Mālik sur la pratique de Médine est conservée (Ibn Maʿīn, Tārīkh).