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Al-Qāsim ibn Muḥammad

Savant
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Biographie

Al-Qāsim ibn Muḥammad ibn Abī Bakr (v. 36-106 H / 657-725), petit-fils d’Abū Bakr, élevé par sa tante ʿĀʾisha dont il apprit la science. L’un des sept juristes de Médine, il était réputé pour son scrupule et sa prudence dans les fatwas.

Al-Qāsim ibn Muḥammad

Le petit-fils d’Abū Bakr, élève de ʿĀʾisha

Abū Muḥammad al-Qāsim ibn Muḥammad ibn Abī Bakr aṣ-Ṣiddīq at-Taymī naquit à Médine pendant le califat de ʿAlī et mourut à Qudayd, entre La Mecque et Médine, en 106 ou 107 H (725), à plus de soixante-dix ans. Adh-Dhahabī le présente dans Siyar aʿlām an-nubalāʾ comme « l’imam, le modèle, le ḥāfiẓ, la preuve, le savant de son temps à Médine ».

Élevé par ʿĀʾisha

Son père, Muḥammad ibn Abī Bakr, fut tué en Égypte alors que al-Qāsim était enfant. Sa tante ʿĀʾisha, mère des croyants, l’éleva avec sa sœur. Il étudia auprès d’elle et rapporta beaucoup d’elle. Il apprit aussi d’Ibn ʿAbbās, d’Ibn ʿUmar, d’Abū Hurayra et de Muʿāwiya.

L’un des sept juristes

Al-Qāsim fut l’un des « sept juristes de Médine ». Abū z-Zinād disait : « Je n’ai pas vu de juriste plus savant que lui. » Yaḥyā ibn Saʿīd : « Nous n’avons trouvé à Médine personne que nous préférions à al-Qāsim. » Ibn ʿUyayna le comptait parmi les trois plus savants de son époque au sujet de ʿĀʾisha, avec ʿUrwa et ʿAmra.

« Je ne sais pas »

Il était très prudent dans les fatwas. Il disait : « Qu’un homme vive ignorant après avoir connu le droit de Dieu vaut mieux pour lui que de dire ce qu’il ne sait pas. » Interrogé par un bédouin, il répondit qu’il ne savait pas ; l’homme insista : « Je suis venu à toi parce que je ne connais personne d’autre. » Il dit : « Ne regarde pas la longueur de ma barbe et le nombre de gens autour de moi. Par Dieu, je ne sais pas. »

Sa mort

Il demanda à être enveloppé dans les vêtements qu’il portait pour prier, sa chemise et son manteau : « C’est ainsi qu’Abū Bakr fut enveloppé. » Il demanda aussi qu’on ne construise rien sur sa tombe. Ses avis, très présents dans le Muwaṭṭaʾ de Mālik, ont nourri le fiqh médinois et, par lui, les quatre écoles.

Source principale : adh-Dhahabī, Siyar aʿlām an-nubalāʾ, éd. ar-Risāla, t. 5, n° 18.

Oeuvres notables

Aucun livre. Ses avis sont conservés dans le Muwaṭṭaʾ de Mālik et les grands recueils.