Ar-Rubayyiʿ bint Muʿawwidh
La compagne qui décrivait les ablutions du Prophète ﷺ
Ar-Rubayyiʿ bint Muʿawwidh ibn ʿAfrāʾ al-Anṣāriyya an-Najjāriyya, de Médine, mourut sous le califat de ʿAbd al-Malik, vers 75 H (694). Son père, Muʿawwidh, fut l’un des deux jeunes Anṣār qui tuèrent Abū Jahl à Badr. Adh-Dhahabī précise dans Siyar aʿlām an-nubalāʾ qu’« elle a la qualité de compagne et des récits ; elle vécut longtemps, et ses hadiths sont dans les six livres ».
La visite du matin des noces
Le Prophète ﷺ vint chez elle le matin de son mariage, par fidélité aux liens de parenté. Des fillettes jouaient du tambourin et chantaient les louanges de leurs pères tombés à Badr. L’une chanta : « Parmi nous, un prophète qui sait ce que sera demain. » Le Prophète ﷺ lui dit : « Laisse cela, et dis ce que tu disais avant. » (al-Bukhārī) Les juristes en ont tiré la permission du tambourin et des chants honnêtes lors des mariages, et l’interdiction d’attribuer la connaissance de l’invisible à un être humain.
La description des ablutions
Ibn ʿAbbās lui-même vint l’interroger sur les ablutions du Prophète ﷺ. Elle décrivit qu’il se lavait les mains, se rinçait la bouche, s’essuyait la tête d’avant en arrière et les oreilles, et lavait ses pieds trois fois. Ses récits sont utilisés par les quatre écoles pour décrire les ablutions.
La combattante
Elle raconte : « Nous participions aux expéditions avec le Prophète ﷺ : nous donnions à boire aux gens, nous les servions et ramenions les blessés et les morts à Médine. » (al-Bukhārī) Elle prêta le serment d’ar-Riḍwān sous l’arbre à al-Ḥudaybiya.
Parmi ceux qui rapportèrent d’elle figurent Abū Salama ibn ʿAbd ar-Raḥmān, Sulaymān ibn Yasār et ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn ʿAqīl.
Série « Savantes et compagnes » de TAHA ACADEMY. Source principale : adh-Dhahabī, Siyar aʿlām an-nubalāʾ, éd. ar-Risāla, t. 3, n° 41.