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Fāṭima az-Zahrāʾ

Personnalité historique
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Biographie

Fāṭima az-Zahrāʾ (m. 11 H / 632), fille du Prophète ﷺ et de Khadīja, épouse de ʿAlī ibn Abī Ṭālib et mère d’al-Ḥasan et d’al-Ḥusayn. Le Prophète ﷺ disait d’elle : « Fāṭima est une partie de moi. » Elle mourut six mois après son père.

Fāṭima az-Zahrāʾ

« Une partie de moi »

Fāṭima, fille du Prophète ﷺ et de Khadīja, naquit à La Mecque peu avant le début de la révélation. Elle mourut à Médine six mois après son père, en 11 H (632), à environ vingt-cinq ou vingt-neuf ans. On l’appelait « Umm Abīhā » (la mère de son père), tant elle prenait soin de lui. Adh-Dhahabī la présente dans Siyar aʿlām an-nubalāʾ (t. 2, n° 18) comme « la maîtresse des femmes des mondes en son temps, la part prophétique, la mère d’al-Ḥasan et d’al-Ḥusayn ». Il ajoute : « Elle était patiente, pieuse, bonne, pudique, sobre et reconnaissante envers Dieu. »

Épouse de ʿAlī

Elle épousa ʿAlī ibn Abī Ṭālib en 2 H, après Badr. Ils vécurent pauvrement : elle moulait le grain jusqu’à en avoir les mains abîmées. Quand elle demanda un serviteur à son père, il leur apprit à dire avant de dormir trente-trois fois « Subḥān Allāh », trente-trois fois « al-ḥamdu li-Llāh » et trente-quatre fois « Allāhu akbar », en leur disant : « C’est mieux pour vous qu’un serviteur. » (al-Bukhārī et Muslim) Elle eut al-Ḥasan, al-Ḥusayn, Zaynab et Umm Kulthūm.

L’amour du Prophète ﷺ

ʿĀʾisha disait : « Fāṭima arriva, et sa démarche était exactement celle du Messager de Dieu ﷺ. Il se leva pour elle et dit : “Bienvenue à ma fille.” » Le Prophète ﷺ disait aussi :

« فَاطِمَةُ بَضْعَةٌ مِنِّي، يَرِيبُنِي مَا رَابَهَا، وَيُؤْذِينِي مَا آذَاهَا » « Fāṭima est une partie de moi : ce qui la trouble me trouble, et ce qui lui fait du mal me fait du mal. » (al-Bukhārī et Muslim)

Selon un récit d’Anas, rapporté par at-Tirmidhī, le Prophète ﷺ passa pendant six mois devant sa maison pour la prière de l’aube en disant : « La prière, gens de la maison ! Dieu veut seulement éloigner de vous la souillure, gens de la maison, et vous purifier pleinement » (33:33).

Le secret

Pendant sa dernière maladie, le Prophète ﷺ lui murmura quelque chose : elle pleura. Puis il lui murmura autre chose : elle sourit. Elle garda le secret. Après sa mort, elle le révéla à ʿĀʾisha : il lui avait d’abord annoncé sa propre mort, puis qu’elle serait la première de sa famille à le rejoindre et qu’elle serait « la maîtresse des femmes de cette communauté » (al-Bukhārī et Muslim).

À sa mort, elle le pleura en disant : « Ô mon père, qui a répondu à l’appel de son Seigneur ! Ô mon père, le Paradis de Firdaws est sa demeure ! Ô mon père, c’est à Gabriel que nous annonçons sa mort ! » Elle dit à Anas après l’enterrement : « Comment avez-vous pu jeter la terre sur le Messager de Dieu ﷺ ? »

L’héritage

Elle demanda à Abū Bakr sa part de l’héritage de son père. Abū Bakr lui rapporta la parole du Prophète ﷺ : « On n’hérite pas de nous ; ce que nous laissons est une aumône », tout en assurant qu’il prendrait soin de la famille du Prophète ﷺ. Les sources rapportent qu’elle en fut peinée. Elle mourut quelques mois plus tard, et ʿAlī l’enterra de nuit.

Des vers qu’on lui attribue

On lui attribue ces vers sur la tombe de son père :

مَاذَا عَلَى مَنْ شَمَّ تُرْبَةَ أَحْمَدٍ … أَلَّا يَشُمَّ مَدَى الزَّمَانِ غَوَالِيَا صُبَّتْ عَلَيَّ مَصَائِبٌ لَوْ أَنَّهَا … صُبَّتْ عَلَى الأَيَّامِ عُدْنَ لَيَالِيَا

« Qu’importe à celui qui a respiré la terre de Aḥmad de ne plus sentir de parfum précieux de toute sa vie ? Des malheurs se sont abattus sur moi : s’ils s’étaient abattus sur les jours, ils seraient devenus des nuits. »

Adh-Dhahabī précise toutefois que leur attribution à Fāṭima n’est pas authentique.

On lui attribue dix-huit hadiths, dont un rapporté par al-Bukhārī et Muslim.

Source principale : adh-Dhahabī, Siyar aʿlām an-nubalāʾ, éd. ar-Risāla, t. 2, n° 18.

Oeuvres notables

Aucun livre. 18 hadiths lui sont attribués.