Umm al-Kirām Karīma bint Aḥmad ibn Muḥammad ibn Ḥātim al-Marwaziyya est originaire de Merv, au Khorassan. Elle s’installa à La Mecque, près de la Kaʿba. Adh-Dhahabī la présente dans Siyar aʿlām an-nubalāʾ comme « la shaykha, la savante, la vertueuse, la musnida ».
Ses maîtres
Elle entendit le Ṣaḥīḥ d’al-Bukhārī d’Abū l-Haytham al-Kushmīhanī, l’un de ses transmetteurs les plus connus. Elle étudia aussi auprès de Zāhir ibn Aḥmad as-Sarakhsī et de ʿAbd Allāh ibn Yūsuf ibn Bāmawayh al-Aṣbahānī.
Une transmission vérifiée
Adh-Dhahabī note que, lorsqu’elle transmettait, elle collationnait le texte avec son exemplaire original. Il ajoute qu’elle avait « de la compréhension et du savoir, avec le bien et l’adoration ».
Elle transmit le Ṣaḥīḥ « de très nombreuses fois ». L’une de ces lectures fut faite par le grand historien de Bagdad Abū Bakr al-Khaṭīb al-Baghdādī, pendant la saison du pèlerinage. Sa version du livre est restée une référence.
Une vie consacrée au savoir
Elle mourut sans s’être jamais mariée.
Sa mort
Elle mourut à La Mecque en 463 H (1070-1071).
Ce qu’on retient d’elle
- Une femme au centre de la transmission du Ṣaḥīḥ d’al-Bukhārī.
- Un modèle de rigueur : elle vérifiait toujours le texte sur son original.
Série « Savantes et compagnes » de TAHA ACADEMY. Source principale : adh-Dhahabī, Siyar aʿlām an-nubalāʾ, éd. ar-Risāla, t. 18, n° 110.