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Khadīja bint Khuwaylid

Personnalité historique
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Biographie

Khadīja bint Khuwaylid (m. 3 av. H / 619), première épouse du Prophète ﷺ, mère de ses enfants et première personne à croire en lui. Femme d’affaires respectée de La Mecque, surnommée « la pure », elle le soutint de sa foi et de ses biens jusqu’à sa mort, survenue l’« année de la tristesse ».

Khadīja bint Khuwaylid

La mère des croyants et la première à croire

Umm al-Qāsim Khadīja bint Khuwaylid ibn Asad al-Qurashiyya al-Asadiyya, de La Mecque, fut la première épouse du Prophète ﷺ et la mère de tous ses enfants sauf Ibrāhīm. Elle mourut à La Mecque en ramaḍān, trois ans avant l’Hégire (619), et fut enterrée au cimetière d’al-Ḥajūn. Adh-Dhahabī la présente dans Siyar aʿlām an-nubalāʾ (t. 2, n° 16) comme « la mère des croyants, la maîtresse des femmes des mondes en son temps, la première à avoir cru en lui et à l’avoir déclaré véridique avant tout autre ». Il ajoute : « Elle fait partie des femmes qui ont atteint la perfection. Elle était intelligente, respectée, pieuse, vertueuse et généreuse, parmi les gens du Paradis. »

« La pure »

Az-Zubayr ibn Bakkār rapporte qu’avant l’islam, on l’appelait « aṭ-Ṭāhira », la pure. Femme d’affaires respectée, veuve de deux maris, elle confiait ses marchandises à des hommes qui commerçaient pour elle. Elle employa Muḥammad ﷺ, remarqua son honnêteté, et lui proposa le mariage. Il avait vingt-cinq ans. Selon l’avis le plus répandu, elle en avait quarante ; d’autres récits, comme celui d’Ibn ʿAbbās, lui donnent vingt-huit ans.

Le soutien des premiers jours

Quand le Prophète ﷺ revint tremblant de la grotte de Ḥirāʾ après la première révélation, c’est elle qui le rassura :

« كَلَّا وَاللهِ مَا يُخْزِيكَ اللهُ أَبَدًا، إِنَّكَ لَتَصِلُ الرَّحِمَ، وَتَحْمِلُ الكَلَّ، وَتَكْسِبُ المَعْدُومَ، وَتَقْرِي الضَّيْفَ، وَتُعِينُ عَلَى نَوَائِبِ الحَقِّ » « Non, par Dieu, Dieu ne t’humiliera jamais : tu entretiens les liens de parenté, tu portes le fardeau du faible, tu procures à l’indigent ce qui lui manque, tu honores l’hôte et tu aides dans les épreuves de la vie. » (al-Bukhārī)

Puis elle le conduisit chez son cousin Waraqa ibn Nawfal, qui reconnut en lui l’envoyé annoncé. Elle dépensa sa fortune pour lui, et partagea avec lui les années de boycott de La Mecque.

« Dieu ne m’a pas donné mieux qu’elle »

Le Prophète ﷺ ne prit aucune autre épouse de son vivant. Après sa mort, il continuait à la mentionner et à honorer ses amies. ʿĀʾisha disait : « Je n’ai jamais été jalouse d’aucune femme comme je l’ai été de Khadīja, tant le Prophète ﷺ parlait d’elle. » Un jour, elle la traita de « vieille femme » que Dieu avait remplacée par mieux. Le Prophète ﷺ répondit :

« Dieu ne m’a pas donné mieux qu’elle : elle a cru en moi quand les gens me rejetaient, elle m’a déclaré véridique quand les gens me traitaient de menteur, elle m’a fait partager ses biens quand les gens m’en privaient, et Dieu m’a donné des enfants d’elle. »

ʿĀʾisha ajouta : « Par Dieu, je ne te ferai plus jamais de reproche à son sujet. »

La salutation du Seigneur

Gabriel vint dire au Prophète ﷺ : « Voici Khadīja qui arrive avec un récipient de nourriture. Quand elle viendra, transmets-lui le salut de son Seigneur et le mien, et annonce-lui une demeure au Paradis, faite de perles creuses, où il n’y a ni bruit ni fatigue. » (al-Bukhārī et Muslim)

Le Prophète ﷺ disait : « Les meilleures femmes des mondes sont Maryam, Āsiya, Khadīja bint Khuwaylid et Fāṭima. » Sa mort, la même année que celle d’Abū Ṭālib, fut appelée « l’année de la tristesse ».

Source principale : adh-Dhahabī, Siyar aʿlām an-nubalāʾ, éd. ar-Risāla, t. 2, n° 16.

Oeuvres notables

Aucun livre.