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Khālid ibn al-Walīd

Personnalité historique
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Biographie

Khālid ibn al-Walīd (m. 21 H / 642), chef militaire mecquois devenu musulman en 8 H. Le Prophète ﷺ le surnomma « le sabre de Dieu » après la bataille de Muʾta. Il mena la lutte contre l’apostasie, conquit une partie de l’Irak et de la Syrie, et mourut dans son lit à Ḥimṣ.

Khālid ibn al-Walīd

« Le sabre de Dieu »

Abū Sulaymān Khālid ibn al-Walīd ibn al-Mughīra al-Makhzūmī al-Qurashī, neveu de Maymūna, épouse du Prophète ﷺ, mourut à Ḥimṣ en Syrie en 21 H (642), vers soixante ans. Adh-Dhahabī le présente dans Siyar aʿlām an-nubalāʾ (t. 1, n° 78) comme « le sabre de Dieu, le cavalier de l’islam, le lion des batailles, le grand émir, le chef des combattants ».

D’adversaire à musulman

Avant l’islam, Khālid commandait la cavalerie de Quraysh. C’est sa manœuvre qui renversa la bataille d’Uḥud contre les musulmans. Il embrassa l’islam en ṣafar 8 H et émigra à Médine, en même temps que ʿAmr ibn al-ʿĀṣ et ʿUthmān ibn Ṭalḥa.

Muʾta : le nom de « sabre de Dieu »

Quelques mois plus tard, à la bataille de Muʾta contre les Byzantins, les trois chefs désignés par le Prophète ﷺ tombèrent l’un après l’autre : Zayd ibn Ḥāritha, Jaʿfar ibn Abī Ṭālib et ʿAbd Allāh ibn Rawāḥa. L’armée resta sans chef. Khālid prit l’étendard et sauva l’armée par une retraite habile. Le Prophète ﷺ annonça à Médine : « Puis l’étendard fut pris par l’un des sabres de Dieu, et Dieu leur donna l’ouverture. » (al-Bukhārī) Il dit aussi : « Khālid est un sabre que Dieu a tiré contre les polythéistes. »

Les grandes campagnes

Il participa à la conquête de La Mecque et à Ḥunayn. Il immobilisa ses armures et son équipement dans la voie de Dieu (waqf). Le Prophète ﷺ le défendit quand on lui réclamait la zakāt sur ces armes : « Khālid a immobilisé ses armures et son équipement dans la voie de Dieu. » Ce hadith est l’une des bases de la règle du waqf de biens mobiliers dans les écoles juridiques.

Sous Abū Bakr, il mena la lutte contre l’apostasie et vainquit Musaylima à al-Yamāma. Il conquit une partie de l’Irak, puis traversa le désert de Samāwa de l’Irak jusqu’à la Syrie en cinq nuits avec son armée, exploit militaire resté célèbre. En Syrie, il prit part aux grandes batailles, dont celle d’al-Yarmūk, et assiégea Damas avec Abū ʿUbayda.

Il disait : « Il n’y a pas un empan de mon corps qui ne porte la marque d’un coup d’épée, de lance ou de flèche. »

La destitution et l’obéissance

ʿUmar le destitua du commandement en chef et le plaça sous les ordres d’Abū ʿUbayda. Khālid continua à combattre comme simple chef, sans contester. Interrogé par ʿAlī, ʿUmar expliqua qu’il l’avait destitué parce qu’il distribuait trop généreusement l’argent aux notables et aux poètes. Il ajouta cependant : « Par Dieu, il savait fermer la route à l’ennemi, et son commandement était béni. » On rapporte aussi que ʿUmar craignait que les gens ne s’attachent à la personne de Khālid plutôt qu’à Dieu, auteur de la victoire.

« Que les yeux des lâches ne dorment pas »

Khālid, qui avait tant cherché le martyre, mourut dans son lit. Adh-Dhahabī écrit : « Il tua bon nombre de héros, puis mourut sur sa couche. Que les yeux des lâches ne connaissent pas le repos ! » On lui attribue cette parole à l’approche de la mort, souvent citée : « J’ai pris part à tant de combats, et me voici mourant dans mon lit comme meurt un chameau. »

Nāfiʿ rapporte qu’il ne laissa que son cheval, ses armes et son serviteur. ʿUmar dit alors : « Que Dieu fasse miséricorde à Abū Sulaymān : il était tel que nous le pensions. » Quand les femmes des Banū l-Mughīra se réunirent pour le pleurer, ʿUmar dit : « Il n’y a pas de mal à ce qu’elles versent des larmes pour Abū Sulaymān, tant qu’il n’y a ni cris ni poussière jetée sur la tête. »

Adh-Dhahabī juge exact qu’il mourut à Ḥimṣ, où son mausolée est visité. On rapporte de lui deux hadiths dans les deux Ṣaḥīḥ et soixante et onze dans le Musnad de Baqī ibn Makhlad.

Source principale : adh-Dhahabī, Siyar aʿlām an-nubalāʾ, éd. ar-Risāla, t. 1, n° 78.

Oeuvres notables

Aucun livre. Deux de ses hadiths figurent dans les deux Ṣaḥīḥ.