Niẓāmī de Ganja
Le maître du récit en vers
Jamāl al-Dīn Abū Muḥammad Ilyās ibn Yūsuf, dit Niẓāmī, est né vers 1141 à Ganja, dans l’actuel Azerbaïdjan, et y est mort vers 1209. Il vécut presque toute sa vie dans sa ville natale et se tint à l’écart des cours princières.
La Khamsa
Son œuvre majeure est la Khamsa (« Les Cinq »), ensemble de cinq longs poèmes : – Makhzan al-asrār (« Le Trésor des secrets »), poème moral et spirituel ; – Khusraw et Shīrīn, histoire d’amour entre un roi perse et une princesse arménienne ; – Laylā et Majnūn, adaptation de la célèbre histoire arabe de Qays, rendu fou d’amour pour Laylā ; – Haft Paykar (« Les Sept Beautés »), récit centré sur le roi Bahrām Gūr ; – Iskandar-nāma, consacré à Alexandre le Grand.
Un modèle pour les poètes
Par la richesse de sa langue, la profondeur de ses réflexions et son art du récit, Niẓāmī a créé un modèle repris par de nombreux poètes, comme Amīr Khusraw de Delhi ou Jāmī. Les manuscrits illustrés de la Khamsa sont parmi les plus admirés de l’art persan.
Photo : miniature représentant Niẓāmī.