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Umm Ḥarām bint Milḥān

Personnalité historique
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Biographie

Umm Ḥarām bint Milḥān al-Anṣāriyya, tante maternelle d’Anas et épouse de ʿUbāda ibn aṣ-Ṣāmit. Le Prophète ﷺ lui annonça qu’elle serait parmi les premiers combattants à prendre la mer ; elle mourut à Chypre lors de la première expédition navale, vers 27 H.

Umm Ḥarām bint Milḥān

La première femme à combattre sur mer

Umm Ḥarām bint Milḥān al-Anṣāriyya an-Najjāriyya, de Médine, était la sœur d’Umm Sulaym, la tante maternelle d’Anas ibn Mālik et l’épouse de ʿUbāda ibn aṣ-Ṣāmit. Elle mourut à Chypre vers 27 ou 28 H (648). Adh-Dhahabī la présente dans Siyar aʿlām an-nubalāʾ comme « l’une des femmes les plus éminentes ».

Le rêve du Prophète ﷺ

Le Prophète ﷺ se reposait parfois chez elle. Un jour, il fit la sieste chez elle et se réveilla en souriant. Elle demanda pourquoi. Il dit : « Des gens de ma communauté m’ont été montrés, combattant dans la voie de Dieu et voguant sur cette mer comme des rois sur des trônes. » Elle dit : « Messager de Dieu, demande à Dieu de faire de moi l’une d’entre eux. » Il invoqua pour elle, se rendormit, puis se réveilla de nouveau en souriant pour un second groupe. Elle demanda encore. Il dit : « Tu fais partie des premiers. » (al-Bukhārī et Muslim)

La réalisation de la prophétie

Sous le califat de ʿUthmān, Muʿāwiya mena la première expédition navale musulmane vers Chypre. Umm Ḥarām y partit avec son mari ʿUbāda. Au retour, en descendant à terre, elle tomba de sa monture et mourut. Elle fut enterrée à Chypre, près de Larnaca, où son tombeau, appelé Hala Sultan Tekke, est encore visité.

Une maison bénie

Anas raconte que le Prophète ﷺ entra chez eux, alors qu’il n’y avait que lui, sa mère et sa tante Umm Ḥarām, et dit : « Levez-vous, que je prie avec vous », hors du temps des prières obligatoires (Muslim). Les juristes en ont tiré la permission de prier les prières surérogatoires en groupe, à l’occasion, et la place des femmes derrière les hommes.

Série « Savantes et compagnes » de TAHA ACADEMY. Source principale : adh-Dhahabī, Siyar aʿlām an-nubalāʾ, éd. ar-Risāla, t. 2, n° 58.

Oeuvres notables

Aucun livre. Ses hadiths figurent dans les grands recueils, sauf le Jāmiʿ d’at-Tirmidhī.