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Umm ʿAṭiyya al-Anṣāriyya

Personnalité historique
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Biographie

Umm ʿAṭiyya Nusayba bint al-Ḥārith, compagne anṣārie comptée par adh-Dhahabī parmi les juristes des compagnons. Elle lavait les défuntes, dont Zaynab, fille du Prophète ﷺ, et participa à sept expéditions comme infirmière. Ses hadiths fondent plusieurs règles des quatre écoles.

Umm ʿAṭiyya al-Anṣāriyya

La juriste et l’infirmière

Umm ʿAṭiyya Nusayba bint al-Ḥārith al-Anṣāriyya vécut à Médine puis à Baṣra, où elle mourut vers 70 H (690). Adh-Dhahabī la présente dans Siyar aʿlām an-nubalāʾ comme « l’une des juristes d’entre les compagnons ».

La toilette des défuntes

C’est elle qui lava Zaynab, fille du Prophète ﷺ, avec d’autres femmes. Le Prophète ﷺ leur dit : « Lavez-la trois, cinq ou sept fois, ou plus si vous le jugez nécessaire, avec de l’eau et du jujubier, et mettez du camphre à la dernière. Commencez par le côté droit et les parties des ablutions. » Puis il leur donna son propre pagne : « Mettez-le contre son corps. » (al-Bukhārī et Muslim) Ce hadith, transmis par Ibn Sīrīn et sa sœur Ḥafṣa, est la base de la toilette mortuaire dans les quatre écoles.

Les femmes et la prière de l’Aïd

Elle rapporta aussi : « On nous ordonnait de faire sortir le jour de l’Aïd les jeunes filles et les femmes recluses, et même les femmes en période de règles, qui se tenaient à l’écart du lieu de prière, pour qu’elles assistent au bien et à l’invocation des musulmans. » (al-Bukhārī et Muslim) Les écoles en ont tiré la recommandation de la présence des femmes à la prière de l’Aïd, avec des nuances selon les époques.

Le cortège funèbre

C’est elle qui dit : « On nous a interdit de suivre les convois funèbres, sans que ce soit une interdiction stricte. » Les commentateurs expliquent qu’il s’agit d’une interdiction de déconseillé, non d’interdit : avis de la majorité des savants, alors que Mālik penchait vers la permission, selon al-Qurṭubī.

L’infirmière des expéditions

Elle participa à sept expéditions avec le Prophète ﷺ : « Je gardais leurs montures, je leur préparais à manger, je soignais les blessés et m’occupais des malades. » (Muslim)

Série « Savantes et compagnes » de TAHA ACADEMY. Source principale : adh-Dhahabī, Siyar aʿlām an-nubalāʾ, éd. ar-Risāla, t. 2, n° 59.

Oeuvres notables

Aucun livre. Ses hadiths figurent dans les six livres.