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Zaynab bint Jaḥsh

Personnalité historique
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Biographie

Zaynab bint Jaḥsh (m. 20 H / 641), cousine et épouse du Prophète ﷺ, mère des croyants. Son mariage, annoncé dans le Coran, abolit les règles préislamiques de l’adoption. Célèbre pour sa générosité, elle fut la première des épouses à rejoindre le Prophète ﷺ après sa mort.

Zaynab bint Jaḥsh

« Dieu m’a mariée depuis au-dessus de Son Trône »

Zaynab bint Jaḥsh ibn Riʾāb al-Asadiyya, fille d’Umayma bint ʿAbd al-Muṭṭalib, était la cousine du Prophète ﷺ. Elle mourut à Médine en 20 H (641), à cinquante-trois ans, sous le califat de ʿUmar, qui pria sur elle. Adh-Dhahabī la présente dans Siyar aʿlām an-nubalāʾ comme « la mère des croyants, la fille de la tante du Messager de Dieu ﷺ, l’une des premières émigrées ».

Un mariage qui changea la loi

Elle fut d’abord mariée à Zayd ibn Ḥāritha, l’affranchi que le Prophète ﷺ avait adopté avant l’islam. Le mariage ne fut pas heureux et ils se séparèrent. Dieu révéla alors : « Puis, quand Zayd eut cessé toute relation avec elle, Nous te la fîmes épouser, afin qu’il n’y ait aucune gêne pour les croyants au sujet des épouses de leurs fils adoptifs » (33:37). Ce mariage abolit la règle préislamique qui assimilait le fils adoptif au fils de sang. Zaynab disait aux autres épouses : « Vos familles vous ont mariées, et moi, Dieu m’a mariée depuis au-dessus de Ses sept cieux. » (al-Bukhārī)

C’est aussi à l’occasion de son repas de noces que fut révélé le verset du voile (ḥijāb) des épouses du Prophète ﷺ (33:53).

« Celle qui a les bras les plus longs »

Le Prophète ﷺ dit à ses épouses : « Celle d’entre vous qui me rejoindra la première est celle qui a les bras les plus longs. » Elles mesuraient leurs bras, mais c’est Zaynab qui mourut la première : elles comprirent que « les bras longs » désignaient la générosité. Elle travaillait de ses mains, tannait et cousait, et donnait tout en aumône. Quand ʿUmar lui envoya sa pension de douze mille dirhams, elle la distribua aussitôt et dit : « Ô Dieu, que ce présent de ʿUmar ne m’atteigne plus après cette année. » Elle mourut avant l’année suivante.

Sa piété et son équité

ʿĀʾisha disait : « Je n’ai jamais vu une femme meilleure en religion que Zaynab, plus pieuse, plus véridique, plus attachée aux liens de parenté et plus généreuse. » Lors de la calomnie contre ʿĀʾisha, Zaynab, pourtant sa rivale, refusa de l’accabler : « Je préserve mon ouïe et ma vue ; je ne sais d’elle que du bien. »

Série « Savantes et compagnes » de TAHA ACADEMY. Source principale : adh-Dhahabī, Siyar aʿlām an-nubalāʾ, éd. ar-Risāla, t. 2, n° 21.

Oeuvres notables

Aucun livre. Quelques hadiths lui sont attribués dans les deux Ṣaḥīḥ.