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Zaynab bint Muḥammad

Personnalité historique
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Biographie

Zaynab (m. 8 H / 629), fille aînée du Prophète ﷺ et de Khadīja. Restée fidèle à l’islam alors que son mari Abū l-ʿĀṣ demeurait polythéiste, elle émigra seule à Médine. Son mari finit par embrasser l’islam et la rejoindre.

Zaynab, fille du Prophète ﷺ

La fille aînée

Zaynab, fille aînée du Prophète ﷺ et de Khadīja, mourut à Médine au début de l’an 8 H (629). Adh-Dhahabī la présente dans Siyar aʿlām an-nubalāʾ comme « l’aînée de ses sœurs, parmi les émigrées et les nobles dames ».

Le collier de Badr

Elle épousa son cousin Abū l-ʿĀṣ ibn ar-Rabīʿ, neveu de Khadīja. Elle embrassa l’islam avec sa mère, mais son mari resta polythéiste. À Badr, Abū l-ʿĀṣ combattit dans les rangs de Quraysh et fut fait prisonnier. Pour racheter son mari, Zaynab envoya un collier d’onyx que Khadīja lui avait offert le jour de son mariage. Quand le Prophète ﷺ vit le collier, il le reconnut et fut profondément ému. Il dit aux compagnons : « Si vous voulez bien libérer son prisonnier et lui rendre son collier… » Ils acceptèrent. Abū l-ʿĀṣ promit en échange de laisser Zaynab rejoindre Médine.

L’émigration

En chemin, des Mecquois l’interceptèrent ; l’un d’eux, Habbār ibn al-Aswad, fit tomber son chameau, et elle perdit l’enfant qu’elle portait. Elle arriva malgré tout à Médine, où elle vécut six ans séparée de son mari.

Le retour d’Abū l-ʿĀṣ

Plus tard, une caravane d’Abū l-ʿĀṣ fut saisie par les musulmans. Il vint de nuit demander protection à Zaynab, qui la lui accorda publiquement à la mosquée. Le Prophète ﷺ dit : « Nous accordons protection à qui elle l’accorde. » Les biens lui furent rendus. Il rentra à La Mecque, remit à chacun son dû, puis embrassa l’islam et revint à Médine. Le Prophète ﷺ lui rendit Zaynab. Il disait de lui : « Il m’a parlé et a été sincère, il m’a promis et a tenu sa promesse. »

Sa mort

Elle mourut peu après, en 8 H. Umm ʿAṭiyya et d’autres femmes la lavèrent, et le Prophète ﷺ leur indiqua comment faire : « Lavez-la trois, cinq fois ou plus si vous le jugez bon, avec de l’eau et du jujubier, et mettez du camphre à la fin. » Ce hadith est la base de la toilette mortuaire dans les quatre écoles. Sa fille Umāma épousa plus tard ʿAlī après la mort de Fāṭima.

Série « Savantes et compagnes » de TAHA ACADEMY. Source principale : adh-Dhahabī, Siyar aʿlām an-nubalāʾ, éd. ar-Risāla, t. 2, n° 28.

Oeuvres notables

Aucun livre.